Projet des Phosphatières du Cloup d’Aural

A l’occasion du lancement des travaux pour le futur centre scénographique et maison de la Réserve Naturelle Nationale, la Communauté de Communes a organisée la pose de la 1ère pierre, le vendredi 19 Janvier 2024, aux Phosphatières du Cloup D’aural à Bach. L'inauguration a été célébrée le vendredi 04 juillet 2025.

Présentation du Projet des Phosphatières du Cloup D'Aural aux experts mandatés par l'UNESCO

Le mercredi 17 juillet 2024, dans le cadre du renouvellement du label Géoparc mondial UNESCO qui a lieu tous les 4 ans, nous avons accueilli aux Phosphatières à Bach, deux évaluateurs mandatés par l’UNESCO : Nick Powe, du Géoparc English Riviera (Royaume-Uni) et José Brilha, géologue et membre du comité des Géoparcs portugais (Portugal) le 17 juillet, pour une présentation du projet des Phosphatières. Un moment riche en compétences et connaissances !

Projet du futur centre scénographique & maison de la Réserve Naturelle Nationale

A l’occasion du lancement des travaux pour le futur centre scénographique et maison de la Réserve Naturelle Nationale, la Communauté de Communes a organisée la pose de la 1ère pierre, ce vendredi 19 Janvier 2024, plusieurs pierres ont été scellées.

Jean-Claude Sauvier, président de la Communauté de Communes du Pays de Lalbenque-Limogne, Claire Raulin, préfète du Lot, Catherine Marlas, présidente du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, Serge Rigal, président du Département, Marie Piqué, vice-présidente de la Région Occitanie, Jean-Luc Marx, président de l’Office de tourisme Cahors Vallée du Lot, et les parlementaires, Jean-Marc Vayssouze, et Raphaël Daubet, sénateurs, et Aurélien Pradié, député, ont ainsi mis la main à la pâte .

Afin de marquer ce moment, La Communauté de Communes a fait fabriquer une pierre gravée à la date de ce jour, y insérant un document avec les signatures des partenaires afin de marquer la tradition . Celle-ci sera positionnée dans un muret afin de marquer les esprits de ce moment aussi mémorable qu’agréable.

Les Phosphatières du Cloup D’aural – un peu d’histoire :

Il y a 170 millions d’années, ici même, une mer tropicale semblable aux Bahamas actuels recouvrait la région.
Sur le fond de la mer, se déposait de la boue carbonatée qui constituera en vieillissant la roche calcaire des Causses du Quercy que nous connaissons aujourd’hui.

Prise au piège dans cette roche, la décomposition de matières organiques constituera le phosphate que l’Homme découvrira des millions d’années plus tard.Beaucoup plus près de nous, en 1865, des nodules de phosphorite sont repérés à la surface d’un champ près de Caylus.
En 5 ans, plus de 300 gisements sont ouverts, dont les phosphatières du Cloup d’Aural. Commence alors une exploitation industrielle qui démarre vers 1870.

Elle produira plus de 300 000 tonnes de phosphate en une vingtaine d’années.

Il y a 140 ans/150 ans, vers 1887, la concurrence de nouveaux gisements découverts en Afrique du Nord et en Floride fait décliner cette activité florissante.
Rapidement, les phosphatières tombent dans l’oubli et sont laissées à l’abandon.
Elles sont même parfois transformées en décharges d’ordures,

Le site des phosphatières menacent à la fin des années 1980 de sombrer complétement dans l’oubli.
C’est alors qu’une poignée de passionnés de spéléologie et des bénévoles décident de dépolluer et valoriser le Cloup d’Aural.
C’est ainsi que l’association, « Les Phosphatières du Quercy » est née.

Début d’une valorisation touristique :

Le site ouvre ses portes au public au début de l’été 2000. Aidé par la commune de Bach, qui construira les deux bâtiments existants, l’association comptabilise une fréquentation, une vingtaine d’année plus tard, de plus de 10 000 visiteurs par an.

En 2017, le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy engage une étude qui sera la genèse du projet d’investissement et de développement de ce site. Ce site, des phosphatières du Cloup d’Aural, est situé sur le territoire du PNR des Causses du Quercy et celui de la Réserve Naturelle Nationale, ce qui constitue un atout majeur dans l’obtention du label Géoparc Unesco et participe à sa notoriété grandissante.

En 2018, la Communauté de Communes du Pays de Lalbenque-Limogne prend le relais de l’association des phosphatières du Quercy, dont la structuration n’était plus suffisante pour en supporter l’ampleur du développement.
La CCPLL en prend la gestion via son office de tourisme intercommunal,Acte un projet d’investissement ambitieux pour développer ce site touristiqueDevient propriétaire du site via un bail emphytéotique passé avec la commune de Bach.
En 2019, une première tranche sera réalisée qui voit le parcours de visite au fond des phosphatières allongé, requalifié et sécurisé.

En 2020, la fusion des 4 offices de tourisme du Sud du Lot, crée l’office de tourisme Cahors-Vallée du Lot, et voit ce dernier devenir le gestionnaire du site des phosphatières du Cloup d’Aural et lui fait franchir un nouvel échelon en terme de gestion et de rayonnement.

Les Phosphatières du Cloup d’Aural sont un terrain de jeu idéal pour ces passionnés en sciences de la Terre. Le site offre des possibilités de recherche inestimables pour comprendre notre histoire géologique et celle de la biodiversité passée.

La construction de ce centre scénographique et sa scénographie est basée sur la connaissance et la collaboration accrue avec les scientifiques et chercheurs.

Un investissement majeur porté par une ambition politique forte :

L’ambition portée par les élus du territoire est d’accroitre progressivement la fréquentation du site, avec un objectif à terme de doublement soit entre 25000 et 30000 visiteurs par an. L’obtention du label Geoparc Unesco n’a fait que conforter cet objectif.

C’est dans ce cadre, que la Communauté de Communes du Pays de Lalbenque-Limogne a lancé un concours d’architecte afin de rechercher un projet de qualité répondant à nos attentes. Le groupement Orliac, dont Mme Michèle Orliac et Miquel Battles , ont été lauréat du concours.

Ce projet très ambitieux à hauteur de 2,8 Millions d’euros, consiste à créer un bâtiment d’accueil approprié comportant un accueil/billetterie, adossé d’une boutique, d’un espace d’interprétation avec exposition permanente, de bureaux administratifs (pour le gestionnaire, l’office de tourisme Cahors Vallée du Lot et maison de la Réserve Géologique).

Ce centre scénographique va permettre de développer de nombreux supports pédagogiques d’interprétation, accessibles et ludiques afin de valoriser l’Histoire, le passé industriel sur l’exploitation du phosphate, Histoire de la planète au cours des temps géologiques, et remettre l’homme au cœur des enjeux de demain : comprendre les effets du changement climatique et sensibiliser au patrimoine naturel et culturel.

Un bâtiment respectueux de l’environnement

Au travers ce projet, la Communauté de Communes a souhaité impulser une dynamique respectueuse de l’environnement dont le cabinet d’architecte a bien tenu compte. Notamment par la performance énergétique avec la limitation des besoins énergétiques par une architecture bioclimatique, des équipements techniques performants et un recours à des énergies renouvelables. Ainsi, des panneaux photovoltaïques viendront en toiture produire de l’électricité, principalement pour de l’autoconsommation, le surplus d’électricité sera vendu et renvoyé sur le réseau local. De plus, un système de récupération des eaux pluviales pour alimenter les sanitaires est prévu, ainsi que l’utilisation de matériaux locaux ou de proximité, (pierres provenant des carrières locales du territoire, et bois du Massif Central).

En amont de cet investissement, le Conseil Communautaire a souhaité conforter et consolider le modèle économique et organisationnel pour le développement du site et a fait appel à une formation d’accompagnement de l’ADEFPAT, dont les résultats de la saison 2023 confirme déjà les orientations.

Un rayonnement économique consolidé :

C’est un site touristique qui s’impose de plus en plus comme un élément incontournable dans nos destinations du Sud du Lot, dont sa dimension est supra-communautaire avec un rayonnement touristique Départemental et Régional, et dont l’intérêt géologique et scientifique, lui, s’impose au niveau Mondial.

Une complémentarité est en train de se structurer avec d’autres sites voisins comme le château de Cénevières, les richesses Culturelles et Patrimoniales du Grand Cahors, la plage aux Ptérosaures, la grotte de Pech Merle, le gouffre de Padirac, la grotte de Bruniquel, autour d’un tourisme autour de la géologie et archéologie grâce au formidable outil que l’on a créé ensemble, qui est l’office de tourisme de destination, Cahors Vallée du Lot.

De plus, la Communauté de Communes du Pays de Lalbenque-Limogne a fait le choix de privilégier les entreprises locales : 7 entreprises sont lotoises, 1 de Villefranche de Rouergue et 1 de Montauban. A travers ses investissements, la Communauté de Communes ambitionne de dynamiser l’économie locale en favorisant l’emploi et en stimulant la croissance des entreprises de la région.

Un projet ambitieux, soutenu par une mobilisation collective

À la croisée de la science, de la culture et du tourisme durable

L’inauguration a été célébrée le vendredi 4 juillet 2025. Il s’agit là de l’aboutissement d’un projet d’envergure : la création du centre scénographique et maison de la Réserve Géologique. Cette réalisation, fruit d’un effort collectif inédit, incarne une ambition forte pour le territoire : conjuguer préservation de l’environnement, valorisation du patrimoine et développement local.

L’événement s’est déroulé en présence de Madame Claire Raulin, Préfète du Lot, de Madame Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, de Monsieur Serge Rigal, Président du Département du Lot, de Monsieur Jean-Luc Marx, Président de l’Office de Tourisme Cahors-Vallée du Lot, de Madame Catherine Marlas, Présidente du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, de Monsieur Jacques Pouget, ancien Président de la Communauté de Communes, et bien entendu, de Monsieur Jean-Claude Sauvier, Président de la Communauté de Communes du Pays de Lalbenque-Limogne, maître d’ouvrage du projet.

D’un montant total avoisinant les 2,8 millions d’euros, ce centre novateur n’aurait pu voir le jour sans une synergie exemplaire entre institutions locales, régionales, nationales et européennes. L’Union Européenne, via le fonds FEDER de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a apporté une contribution de 452 678 €. L’État a engagé 1 million d’euros, tandis que la Région Occitanie a participé à hauteur de 250 000 €. Le Département du Lot a également répondu présent avec un investissement de 370 390 €.

Mais c’est surtout la Communauté de Communes du Pays de Lalbenque-Limogne qui s’est imposée comme un acteur central de ce chantier, investissant près de 798 000 €. Sous l’impulsion déterminée de son Président, Jean-Claude Sauvier, le Conseil Communautaire a su porter ce projet avec une vision claire : faire du territoire un modèle de développement équilibré, fondé sur la transmission des savoirs, la valorisation des patrimoines naturels et une dynamique touristique respectueuse.

« Ce centre est un pari sur l’intelligence collective et la mise en valeur de ce que notre territoire a de plus précieux : sa nature, son histoire, et les gens qui y vivent », a déclaré Jean-Claude Sauvier lors de l’inauguration.

Naissance d'un lieu d'exception

Nichée dans l’écrin naturel des causses du Quercy, le nouveau centre scénographique et la maison de la Réserve Géologique aux Phosphatières du Cloup d’Aural promettent une plongée immersive dans plus de 50 millions d’années d’histoire. Ce projet d’envergure, à la croisée de la science, de la mémoire et de l’émotion, offre un parcours inédit en trois actes, conçu comme un véritable voyage au cœur du temps. Grâce à une muséographie élaborée, soutenue par des dispositifs multimédias innovants et un grand écran LED spectaculaire, ce lieu s’impose comme une nouvelle référence du tourisme culturel et scientifique dans le Lot.

Trois mondes à explorer

Le parcours muséographique s’articule autour de trois grandes séquences thématiques, véritables mondes immersifs.

• Le monde des origines nous transporte aux débuts de la Terre, dans une évocation fascinante de la formation du karst et des phosphatières. Maquettes, vidéos, vitrines de fossiles et dispositifs interactifs illustrent les bouleversements géologiques qui ont sculpté les paysages du Quercy. Le visiteur est guidé à travers les âges jusqu’à la formation des fameuses cavités où se sont accumulés sédiments, argiles et restes d’animaux aujourd’hui fossilisés.

• Le monde du phosphate explore ensuite l’aventure humaine et industrielle du XIXe siècle, lorsque la découverte du phosphate métamorphosa la région. Pioches, treuils, lettres d’archives, portraits de pionniers et reconstitutions d’époque viennent témoigner de cette « fièvre du phosphate ». On y découvre l’histoire de son exploitation, son rôle crucial dans l’agriculture moderne, et les conséquences environnementales de sa surexploitation. Un regard lucide sur les enjeux actuels, du passé minier à l’urgence écologique.

• Enfin, le monde des fossiles s’ouvre comme une galerie précieuse. On y découvre la richesse paléontologique des phosphatières, véritable «Lagerstätte» française (gisement fossilifère exceptionnel). Grâce à des dispositifs numériques, des vitrines scénographiées, une douche sonore immersive, et surtout, un grand écran LED en haute définition, le visiteur est plongé dans une odyssée visuelle retraçant l’évolution de la vie du Cénozoïque (de –55 à –10 millions d’années) à nos jours : de la jungle de l’Éocène à la savane de l’Oligocène, en passant par les marécages du Miocène ou les climats périglaciaires du Quaternaire. Une conclusion grandiose vient interroger le futur : et demain ? Le Quercy andalou ?

Une scénographie au service de l'émotion et du savoir

L’ensemble est pensé comme un espace vivant et fluide, où chaque module invite à l’exploration libre, tout en maintenant une cohérence narrative forte. Ici, l’esthétique se met au service du sens : socles élégants, cartels pédagogiques, éclairage naturel valorisant les objets, jeux tactiles pour le jeune public, maquettes interactives, vitrines en 360°, et dispositifs numériques en plusieurs langues. Un soin particulier a été apporté à la présentation des fossiles, véritables joyaux scientifiques, dont certains spécimens rares proviennent de collections internationales.

 

Un lieu vivant, en dialogue avec la recherche grâce aux partenaires locaux

Au-delà d’un musée, ce centre est un outil de médiation scientifique en perpétuel mouvement. Au cœur de cette dynamique les partenaires locaux jouent un rôle essentiel. Le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, porteur de la labellisation Géoparc mondial UNESCO, la Réserve Géologique nationale, garante de la préservation du patrimoine, et l’Association des Phosphatières du Quercy, actrice historique de la valorisation et de la médiation, forment un véritable trait d’union entre le territoire, les chercheurs et le grand public. Grâce à leur engagement constant, le centre scénographique s’enrichit des travaux scientifiques les plus récents, tout en implantant la recherche dans un ancrage local fort et durable. En partenariat avec des institutions de recherche telles que le CNRS, le Muséum national d’Histoire naturelle et plusieurs universités, les contenus sont actualisés au rythme des campagnes de fouilles.

 

L’expérience commence bien avant la première visite

Dès leur arrivée, les visiteurs sont accueillis par l’équipe de l’Office de Tourisme Cahors Vallée du Lot, avec chaleur et précision, les agents et guides prennent le temps de présenter le site, d’éveiller la curiosité, de répondre aux questions et d’orienter chaque visiteur selon ses attentes. Mais ce n’est qu’un début. Car une fois le parcours entamé, ce sont les guides passionnés, véritables passeurs d’histoire qui plongent petits et grands dans 50 millions d’années de mémoire terrestre, mêlant anecdotes humaines, explications scientifiques accessibles et récits paléontologiques fascinants.

Un bâtiment en dialogue avec la nature

Conçu par le cabinet Michèle & Miquel, en collaboration avec les scénographes Henri Rouvière et Mathieu Butts (ARSCENES), le bâtiment s’intègre en douceur dans le paysage calcaire et boisé du site et épouse les lignes du site avec sobriété et élégance. Niché dans la végétation, il s’articule autour de volumes simples et ouverts, baignés de lumière naturelle grâce à de vastes patios qui créent un dialogue permanent entre intérieur muséal et extérieur géologique.

Ce respect du lieu se traduit aussi dans le choix des matériaux. La pierre, omniprésente, provient des carrières du territoire de la Communauté de Communes du Pays de Lalbenque-Limogne, réaffirmant le lien géologique entre le bâti et le sol qui l’accueille. Le bois, quant à lui, est issu des forêts du Massif-Central, gérées durablement, renforçant l’identité régionale du projet tout en favorisant les circuits courts.

La qualité environnementale du centre s’exprime également dans ses équipements. Une récupération des eaux pluviales a été mise en place pour alimenter les sanitaires et l’arrosage des plantations, limitant ainsi l’usage de l’eau potable. Sur les toitures, des panneaux photovoltaïques produisent une partie de l’électricité inscrivant le projet dans une démarche énergétique durable.

Ce bâtiment n’est pas une rupture dans le paysage, mais un prolongement. Il incarne la philosophie du lieu : observer, comprendre, transmettre sans dénaturer. Un espace qui invite à la contemplation autant qu’à la réflexion, où la scénographie vient prolonger l’Histoire géologique racontée par les cavités du Cloup d’Aural.

 

Un chantier au service de l’économie locale

Avec un budget global de 2,87 millions d’euros, le chantier représente l’un des investissements publics les plus importants du territoire ces dernières années. Plutôt que de s’en remettre à de grands groupes extérieurs, les élus communautaires ont fait le choix délibéré de solliciter des entreprises locales, maîtrisant les savoir-faire locaux et les spécificités techniques du site. Ce choix a permis une diffusion directe de la commande publique dans l’économie de proximité, soutenant ainsi l’emploi local, les savoir-faire artisanaux et les circuits courts.

Sur les 2,87 millions d’euros d’investissement, une large part a été redistribuée dans le tissu économique du territoire. Les entreprises retenues sont : MARCOULY (VRD terrassements), BANIDE (gros oeuvre), JAUZAC (charpente bois), SOCOMETAL (serrurerie), LAUMOND (menuiseries extérieures alu), ISSALY (cloisons intérieures et mobilier présentoir), TEVENARD (revêtements peintures), ALLEZ&CIE (électricité et éclairage), GCM (sanitaire), DISCORS (maquette et soclage), et ANAGRAM (matériel audiovisuel, graphisme et production audiovisuelle).

Ce pari de la proximité, en cohérence avec les valeurs de durabilité et d’enracinement local, démontre qu’un grand projet touristique et culturel peut aussi être un levier économique concret, au service du territoire et de ses habitants.